Je m'appelle Lou. Juste Lou. Pour faire vite, j'habite Londres, j'ai 17 ans, je suis une délinquante. Et qui dit délinquante dit forcément...délit ! Bravo, vous êtes très intelligents. Ma vie se résume à deux choses : vols et arnaques. Je ne vais pas vous étaler mon CV hein, on est pas là pour ça. Je crois qu'il faut que je commence à partir de là, oui c'est ça, c'est là que tout à commencé...
Un beau jour - de pluie - où je me promenais dans Londres pour choisir un endroit où dormir, quelqu'un m'interpella dans la rue. C'était un type assez grand et baraqué. Il me demanda si j'étais bien Lou. Je répondis oui, sur la défensive.
Le type : Je te propose un marché : mon patron a besoin de certaines choses qui appartiennent à quelqu'un. Et il a besoin de toi pour les récupérer.
Il ne peut pas être plus clair ! Ironie bien sûr. Enfin maintenant vous savez comment je gagne de l'argent, c'est déjà ça.
Moi : Qui c'est ton patron ?
Le type (après une brève hésitation) : Le patron d'un célèbre magazine.
Moi : Oh je comprends ! Et il a besoin de quoi exactement ?
Le type : Il veut avoir les maquettes du prochain album d'un groupe de rock. McFly ça s'appelle.
Moi : Et qu'est-ce que je gagne ?
Le type : Mon patron a dit qu'il verrait bien à partir de ce que tu lui ramèneras.
Moi : Ok. C'est pour quand ?
Le type : Trois jours ?
Moi : C'est d'accord.
Le type m'expliqua le plan. Au final, je devais me trouver, dans trois jours, dans un certain hôtel Ritz.
Le type : C'est le plus célèbre hôtel de Londres, alors ce serait bien de...
Moi : C'est bon mec, je gère.
Je devais me déguiser en femme de ménage et m'introduire dans la chambre d'un des membres du groupe. A priori, c'était assez simple...
TROIS JOURS PLUS TARD
/// 7 heures du matin ///
Je profite d'un égarement du gardien pour me faufiler dans la file d'employés et dérober le badge d'une jeune fille. 5 min plus tard, je suis dans les vestiaires pour employées. Je regarde mon badge : Megan Williams. Je me dirige vers son casier et entre le code inscrit derrière le badge. J'enfile mon déguisement, enfin, mon uniforme et regarde la feuille que le type m'a refilée. Les chambres des McFly sont au dixième étage. Il n'y a personne dans le vestiaire, j'attrape une épingle à cheveux dans mon sac et la cache dans la poche de mon tablier. Puis direction l'ascenseur. Toujours personne. Ouff...Et merde ! Quelqu'un entre au 9ème étage. C'est un homme, il a l'air de travailler ici. Il regarde discrètement mon badge.
L'homme : Oh tiens ! Bonjour Megan !
Il connait bien ses employés le vieux con ! On arrive au dixième étage. Je salue poliment le gars et sors de l'assenseur. Putin mais quelle horreur cet uniforme ! Comment est-ce que je peux porter ce truc ? Une jupe ! Nan mais vraiment...
Je regarde ma feuille : la chambre où je dois dérober les maquettes est la 18. Je pousse mon chariot jusqu'à la chambre concernée et observe les alentours. Il est normalement l'heure où le groupe est en répétitions, donc je peux agir. Je tire les clés de ma poche et ouvre la porte...C'est facile. Trop facile.
Une fois à l'intérieur, je referme discrètement la porte et saute vers la table de nuit. En quelques minutes, j'ouvre tout les tiroirs et retourne les moindres petites cachettes : rien. Mais mon attention se pose sur un cadre...Je m'approche et pousse légèrement le portrait : gagné ! Les maquettes sont bien là ! J'avance ma main quand soudain...
/// JE SERAI SADIQUE D'ARRÊTER ICI, N'EST-CE PAS =D ? ///
Quand soudain, la porte s'ouvrit. Prise de panique, je laisse échaper un petit cri.
... : Eh ! Nan mais qu'est-ce que...Au voleur !
J'essaye de me sauver et me précipite sur la fenêtre. Elle est coincée ! Quelqu'un m'encercle de ses bras et me tire par terre. Je me retrouve sur le ventre, sous quelqu'un qui, visiblement, est très musclé - -'.
... : Monsieur Judd ! Vite ! A l'aide ! Quelqu'un essaye de s'enfuir !
Je donne un coup dans les côtes du certain "Monsieur Judd". Mais quelqu'un est trop rapide et me saisit.
Moi : Nan ! Lâchez-moi ! Laissez-moi partir !
Un homme : Certainement pas !
Un autre homme : Eh Harry ! Est-ce que ça va ?
/// ELIPSE D'UNE HEURE ///
J'étais à présent ligoter sur une chaise avec pleins de regards tournés vers moi. La police londonnienne était présente et s'apprêtait à m'embarquer. Le prénommé Harry Judd était assis sur une chaise loin de moi et se tenait le ventre. Trois autres jeunes garçons étaient avec lui.
Un policier : Bon et bien je crois qu'on peut l'embarquer.
Un homme de l'hôtel : Non mais vraiment ! Quel culot ! Pour qui travailles-tu ? Avoues !
Moi : Non, je ne dirai rien.
L'homme leva la main pour me frapper mais quelqu'un l'en empêcha.
Harry : Je pense que ce ne sera pas nécéssaire. Je ne souhaite pas porter plainte. Surtout pas pour violence sur mineur.
Le jeune garçon avait un sourcil relevé, provoquateur.
Moi : Et qui te dis que je suis mineure ?!
Harry : Ce n'est pas simple à deviner. Il n'y a que des mineurs pour faire un travail aussi médiocre.
Décidément, ce gars était vraiment un sale...
Moi : J'ai 17 ans ! Et un an ne change rien !
Harry : Si tu le dis.
Le commissaire, qui était reconnaissable et identifiable grâce à son uniforme, déclara :
Le commissaire : Vous pouvez porter plainte, monsieur Judd. Et ça nous rendrait bien service ! Cette jeune fille est connue de nos locaux vous savez...
... : Oui c'est vrai Harry ! Après tout, elle a essayé de voler nos maquettes !
Je tournai la tête et vit un jeune garçon blond, une petite mèche relevée.
Moi : Nan mais pour qui il se prend celui-là ?
Le commissaire : Tom a raison, Harry.
Harry : Je pense que je suis assez grand, non ? Mais je peux exiger autre chose.
Je me retournai vivement vers lui. Il me regardait d'un air provoquateur. Je le hais, c'est inimaginable...et réciproque il me semble.
Le commissaire : Expliquez-vous Harry.
Harry : Je veux qu'elle travaille ici, qu'elle soit ma...mon assistante.
Moi : Je ne suis pas une bonne à tout faire !
Le commissaire : Silence jeune fille !
Moi : Et si j'ai pas envie hein ?
Le commissaire : Tu n'as pas le choix. C'est ça, ou la prison.
Et bah je me retrouve dans de beaux draps à présent ! Mais qu'est-ce que je peux faire d'autre ? Ce Harry va me pourrir la vie, mais je n'ai pas le choix...
Moi : Ouais c'est bon.
Le commissaire : Et la moindre des choses serait de t'excuser !
Moi : Faut pas croire au père-noël non plus.
Harry : C'est bon, merci. Je n'ai plus besoin de vous.
Ils me firent signer des papiers comme quoi je devais respecter mon engagement et blablabla. Harry demanda à être seul avec moi, bien entendu, toujours menotée à la chaise.
Il me regarde avec un petit sourire en coin. Mais qu'est-ce qu'il me veut ? Aucun mot ne peut décrire à quel point j'ai envie de le frapper à ce moment précis, ni à quel point je le hais...
Moi : Tu comptes rester ici à me regarder toute la nuit ?
Harry : Ouais, pourquoi pas.
Il s'accroupie devant moi, ses yeux dans les miens, son sourcil toujours relevé.
Moi : Pfff...
Harry : Ecoute-moi bien, si je fais ça, c'est uniquement pour t'éviter la taule.
Moi : Je suppose que je dois dire merci c'est ça ?
Harry : Non, mais ce serait bien que tu bosses correctement. Je ne te demanderai casiment rien, mais essaye au moins de faire déjà ce que je te demande.
Moi : D'accord.
Je me déteste. Pourquoi ? Parce que je me plie à ses règles. Raaa putin ça m'énerve ! Je vais le tuer ce sale crétin ! Je le déteste de tout mon coeur !
Harry : Le patron de l'hôtel a décidé de me changer de chambre. La chambre où je vais dormir aura une autre chambre à l'intérieur et tu dormiras là.
Moi : Et si je suis pas d'accord ?!
Harry : Oh ! Libre à toi de te casser et d'aller en prison, moi je m'en fiche.
Je suis bien dans le caca, c'est le cas de le dire ><'. Prise au piège.
Harry (souriant légèrement) : Et maintenant est-ce que je peux enlever tes menottes sans craindre de me faire mordre ? Tu as un sacré coup de coude au fait...
Je sens ma peau s'étirer : je souris ! Non pas ça ! Il ne faut surtout pas lui montrer qu'on est consentante ! Je tourne la tête immédiatement. Harry pousse un petit rire et se relève. Il fait le tour de la chaise et tire une petite clé.
Harry : V'là c'est bon, t'es libre =).
Moi : Mais oui bien sûr - -'. Libre à être ta serviteuse ouais !
Harry sourit. Je n'aimais pas ses yeux, ils étaient trop profond. Son sourire, trop "perfect". Ce mec avait quelque chose d'attirant mais en même temps repoussant à l'extrème. Je n'avais pas envie de le connaître. Je n'avais pas envie d'être sous ses ordres. J'avais simplement envie de me barrer d'ici et de ne plus jamais entendre parler de lui.
Vous aimez ?
N'hésitez pas à me donner des idées bien sûr !
Merci à celles et ceux qui me laissent des commentaires.
Bisou <3
Lou